Dimanche 14 juin 2009
Dévoile une partie des mécanismes du roman, sachez-le !



Si par une nuit d’hiver un voyageur, d’Italo Calvino



Traduction :  Danièle Sallenave et François Wahl

Quatrième de couverture : Vous, Lecteur, vous, Lectrice, vous êtes le principal personnage de ce roman, et réjouissez-vous : c’est non seulement un des plus brillants mais aussi un des plus humoristiques qui aient été écrits dans ce quart de siècle. Vous allez vous retrouver dans ce petit monde de libraires, de professeurs, de traducteurs, de censeurs et d’ordinateurs qui s’agitent autour d’un livre. Vous allez surtout vous engager dans des aventures qui vous conduiront chaque fois au point où vous ne pourrez plus retenir votre envie d’en savoir plus, et là, ce sera à vous de continuer, d’inventer. Bon voyage.

Ma critique : Un ami m’avait conseillé ce roman, sans m’en dire plus... Me retrouvant l’autre jour dans la délicieuse et torturante posture d’être debout devant la bibliothèque familiale et de devoir élire un de ces romans pour ma consommation immédiate, tout en sachant que tout autre que je refuse n’est retardé que de quelques semaines, au plus quelques mois, je suis tombée nez à nez avec Calvino, dont j’avais beaucoup aimé Le baron perché, et avec ce titre intriguant et m’ayant déjà été conseillé. Je ne fus pas longue à le saisir et le choisir, bien qu’assez peu aidée par le 4e de couverture.

    Je l’ai commencé... Le premier chapitre est étonnant.

« Tu vas commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, Si par une nuit d’hiver un voyageur. Détends-toi. Concentre-toi. Ecarte de toi toute autre pensée. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. La porte, il vaut mieux la fermer ; de l’autre côté, la télévision est toujours allumée. Dis-le tout de suite aux autres : « Non, je ne veux pas regarder la télévision ! » Parle plus fort s’ils ne t’entendent pas : « Je lis ! Je ne veux pas être dérangé. » Avec tout ce chahut, ils ne t’ont peut-être pas entendu : dis-le plus fort, crie : « Je commence le nouveau roman d’Italo Calvino ! » Ou, si tu préfères, ne dis rien ; espérons qu’ils te laisseront en paix. »

    Bon, ça encore... J’ai déjà lu d’autres romans qui s’adressent ainsi au lecteur, bien que pas énormément, mais disons que ça va. Le deuxième chapitre continue à s’adresser à un Lecteur (pas asexué ! C’est bien un homme), il se passe dans une gare, il me fait penser à La modification, de Butor, à cause de cet emploi de la 2e personne et du contexte ferroviaire.

« Le roman commence dans une gare de chemin de fer, une locomotive souffle, un sifflement de piston couvre l’ouverture du chapitre, un nuage de fumée cache en partie le premier alinéa. Dans l’odeur de gare passe une bouffée d’odeur de buffet. Quelqu’un regarde à travers les vitres embuées, ouvre la porte vitrée du bar, tout est brumeux à l’intérieur, comme vu à travers des yeux de myope ou que des escarbilles ont irrités. Ce sont les pages du livre qui sont embuées, comme les vitres d’un vieux train ; c’est sur les phrases que se pose le nuage de fumée. Soir pluvieux ; l’homme entre dans le bar, déboutonne son pardessus humide, un nuage de vapeur l’enveloppe ; un coup de sifflet s’éloigne le long des voies luisantes de pluie à perte de vue. »

    Troisième chapitre, l’Auteur s’adresse de nouveau au Lecteur. Je ne sais plus où j’en suis... Ce deuxième chapitre, il commence le récit, ou il parle vraiment au lecteur ? Fin du troisième, je saisis un peu mieux... En fait, on va nous faire suivre les péripéties de ce Lecteur à la recherche de la suite du livre qu’il a commencé. Bon, d’accord. Je me dis qu’on aura le roman qu’il cherche, bout par bout ! Sauf que... Quatrième chapitre, début d’un autre roman ! Cinquième, on nous interrompt, et on s’adresse de nouveau au Lecteur. Sixième, autre début de roman...

C’est très étonnant, on lit de surprise en surprise. Chaque début de roman a un style particulier, un univers, des personnages. Nous plongeons avec eux, pour quelques pages... Et nous nous arrêtons, extrêmement frustrés, et pleins d’espoir, au cas où cette histoire continuerait quelques chapitres plus loin, ou serait reliée à une autre... Mais non. Pas une seule fois. Sauf celle qui est intercalée entre les débuts de roman, celle du Lecteur puis de la Lectrice. Italo Calvino fait preuve d’une très grande inventivité, et d’une multiplicité de styles effarante !

Critique très positive, mais il faut choisir ce roman en connaissance de cause, et ne pas s’attendre à une intrigue classique, une narration dans laquelle on peut s’installer tranquillement...

Détails  pratiques :

-    Points
-    6,65 €
-    environ 260 pages
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Samedi 31 janvier 2009
Le Cycle des Portes de la Mort(7tomes), de Margaret Weis et de Tracy Hickman.

Je fais une critique générale pour les 7 tomes. Je les ferai peut-être plus tard, quand j'aurai réemprunté les 7 tomes dans ma chère bibliothèque!^^


Résumé


Il y avait l'Ancien monde. Il y avait aussi les Sartans, magiciens (légèrement vaniteux) qui se qualifiaient de demi-dieux.
Devant les guerres incessantes des humains, ils décidèrent de séparer le Monde en quatre autres mondes, plus un pour servir de maison de redressement pour les Patryns, un autre pour leur servir de cité à leur sortie, le Nexus et un autre, la Septième Porte.
Les Sartans créèrent un monde pour les Patryns, le Labyrinthe. Ils créèrent aussi Arianus, le monde de l'air; Pryan, le monde du feu; Abarach, le monde de la pierre et Chelestra, le monde de l'eau.
Tous ces mondes devaient s’envoyer respectivement ce dont les autres mondes avaient besoin, mais quelque chose ne marcha pas et les Sartans responsables de la Bougonne-Batte ne se reveillèrent pas du sommeil magique dans lequel ils s’étaient plongés sauf un. La Bougonne-Batte ne demarra pas et tous les mondes se trouvèrent privés d’énergie ou de lumière (selon ce dont le monde manquait) et furent livrés à eux-mêmes…
Mais les Patryns réussirent à sortir du Labyrinthe et n’eurent qu’une idée : se venger des Sartans. Le Labyrinthe s’était en effet transformé en génocideur en puissance, se servant de sa magie pour créer des créatures plus horribles les unes que les autres et obligeant les Patryns à vivre dans la peur constamment et à en sortir au péril de leur vie.
Mais le Seigneur réunit les Patryns dans le Nexus et s’apprêta à plonger le chaos dans les mondes où elfes, humains et nains vivaient plus ou moins en paix pour les diriger d’une main de fer.
C’est pour cela qu’Haplo traverse les Portes de la Mort et Visite tous les mondes en éclaireur. Mais le mal rôde sous toutes les formes possibles et s’apprête à semer le chaos partout ! Il faut l’arrêter !



Critique perso : Très très bon livre écrit par les créateurs de donjon et dragon. Un mélange des styles très agréable variant entre un léger comique et un style plus sérieux. L’intrigue est géniale et les personnages sympathiques.
Une fin quoi laisse peut-être sur sa fin mais cela nous laisse imaginer la fin que l’on désire.



Chez Pocket fantasy, 7 tomes, 300 pages environ mais cela varie parfois.

Note : 10/10

Critique réalisée par Galadas, modérateur du Forum Littérat de Bibliotèque.
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Samedi 31 janvier 2009
Les Faux Monnayeurs d'André Gide

Résumé :

Bernard a quitté ses parents. Il vient d'apprendre que son père n'est pas son vrai père.
Olivier est l'ami de Bernard. Il part, lui, avec le dangereux comte de Passavant.
Édouard est l'oncle d'Olivier et l'auteur des Faux Monnayeurs, roman tiré des événements de sa vie. Il part en Suisse avec Bernard et son amie Laura, enceinte de Vincent, le frère d'Olivier. Sauf que Laura était déjà mariée.
Édouard doit aussi retrouver le petit-fils du vieux La Pérousse.
Tout ce monde vit, se fâche, se réconcilie; s'aide... sous le regard de la plume d'Édouard...




Impressions personnelles : Bouquin sympa, quoique parfois d'un style un peu lourd. Les phrases à rallonge y aident beaucoup.
En plus, un passage à la fin du livre détonne sur le reste. Cela casse beaucoup le style. La fin s'enchaîne un peu vite.
Mais on finit bien par se retrouver dans un personnage.




Note : 13/20



Image

Critique réalisée par Galadas, modérateur du Forum Littérat de Bibliothèque.
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Samedi 31 janvier 2009
Abysses, de Frank Schätzing


Résumé de couverture : Des bancs de méduses toxiques envahissent les plages de l'Europe.
Des millions de vers étranges s'aglutinent au large de la Norvège.
Des baleines attaquent les touristes sur la côtes canadienne.
Et si toutes ces catastrophes étaient liées?
C'est ce qu'affirment un biologiste norvégien et une poignée de chercheurs aux quatre coins du monde sans parvenir à se faire entendre.
Jusqu'au jour ou un gigantesque tsunami ravage les côte de l'Europe...
Quand la nature se révolte, c'est la survie de l'humanité tout entiére qui est menacée. Le compte à rebours a commencé...

Mon résumé : Partout dans le monde, les problémes commencent. Des vers de la péhistoire surgissent des fonds marins et s'aglutinent au fond du talus continental norvégien.
Les baleines disparaissent puis se mettent à attaquer les bateaux de tourismes ou de transport. Aidée par des bancs de moules aviguantes.
Puis les homards explosifs entrent en jeu et propagent une épidémie d'algues tueuses en Europe. Sans oublier les crabes emplis d'une étrange matiéres blanche...
Puis un tsunami ravage les côtes de la mer du Nord, paralysant l'Europe pour de bon...
Seul des chercheurs de tout les pays confondus peuvent sauver le monde grâce à l'aide des Etat-Unis. Quoique...



Avis Personelles : Un bouquin abyssale!!!! Une pur merveille!! Unthriller sur l'écologie marine, qui vous touche au plus profond de vos cellules...rempli d'eau! Absolument géniale, des personages sympathiques, une réalitée assez vrai au niveau des EtatsUnis...Bref un chef d'oeuvre qui ne vous fait pas décoller pendant ses 800 pages remplis de réalitées scinetifiques. Bref parfait!


Edition Presse de la Cité, 800pages, pour bon lecteur.

Critique réalisée par Galadas, modérateur du Forum Littérat de Bibliothèque.
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Samedi 31 janvier 2009
Kafka sur le rivage, de Haruki Murakami
traduit par Corinne Atlan

Résumé du quatrième de couverture :
Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d’initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une magie stupéfiante, toute la profondeur, la richesse de Héruki Murakami. Une oeuvre majeure qui s’inscrit parmi les plus grands romans d’apprentissage de la littérature.
Kafka Tamura, 15 ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui.
    Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse.
    Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus, un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel et encore bien d’autres choses... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

Mon résumé/critique + extraits :
    Ce livre m’avait été conseillé très fortement, il y a plusieurs années, par mon père et ma mère. Étant clouée au lit par une saleté de rougeole, j’en ai profité pour le lire enfin. Je crois aux rencontres, aussi était-ce sans doute exactement le moment où il fallait que je le lise...
    Procédé non nouveau, mais toujours intéressant, le changement de point de vue à chaque chapitre. Certains à la première personne, où le Kafka Tamura cité dans le 4e de couverture raconte ses propres aventures. Sa fugue loin de Tokyo. D’autres, à la troisième personne, narrent le trajet de Nakata, un vieil homme un peu simplet, qui parle aux chats (et, fait plus rare, à qui les chats répondent – encore plus rare : ils se comprennent mutuellement) et vit d’une « panse-ion » accordée par le préfet pour son handicap, tandis qu’il arrondit ses fins de mois en recherchant les chats perdus, à la demande de leur maître.
    Il y a également des extraits d’un dossier « classé « top secret », et conservé par le ministère de la Défense des États-Unis, (...) rendu public en 1986 conformément à la loi sur la liberté de l’information. », notamment des transcriptions d’interrogatoires sur une affaire des plus mystérieuses.
    Tous les personnages de ce livre (Kafka Tamura, Nakata, les chats, les personnes interrogées, leurs adjuvants, ou les simples personnes qu’ils croisent) sont étonnants, parfois déconcertants, et ont généralement des réactions inattendues. Certains sont attachants, d’autres laissent perplexes si longtemps que l’on n’arrive pas à déterminer si on les aime ou non. C’était, pour moi, le cas avec Oshima, le bibliothécaire de la Bibliothèque Commémorative Komura. Je ne sais toujours pas, d’ailleurs. Il en va de même pour Melle Saeki, la directrice de cette même bibliothèque. D’autres sont attachants immédiatement, comme Hoshino, le jeune chauffeur routier qui va accompagner Nakata jusqu’à Takamatsu, qui va découvrir la musique classique...
    Malgré tout, tous ces personnages existent, et ce qui leur arrive aussi, que ce soit possible ou pas, du moins d’après les normes établies par notre civilisation. Il se passe sans cesse des choses étonnantes. Des pluies de maquereaux et de sardines, des fantômes de gens qui ne sont pas morts, des femmes qui font l’amour en restant somnambules, des prostituées qui ont choisi ce job pour payer leurs études de philosophie, des personnifications de publicité...

    « Vous êtes vraiment le Colonel Sanders ? [le type de la pub pour Kentucky Fried Chicken]
    Le colonel toussota.
-    En fait, non. J’ai simplement emprunté son apparence.
-    C’est bien ce que je pensais, fit Hoshino. Et qui êtes-vous au juste ?
-    Je n’ai pas de nom.
-    Ça doit être gênant dans la vie courante, non ?
-    Pas vraiment. Je n’ai jamais eu de nom, ni de forme d’ailleurs.
-    Comme un pet, quoi.
-    Oui, si tu veux, en effet. Comme je n’ai pas de forme, je peux devenir tout ce que je veux.
-    Ah.
-    Cette fois-ci, j’ai décidé de prendre une forme facile à reconnaître, celle d’une icône du capitalisme. J’aurais bien pris Mickey, mais chez Disney ils sont assez tatillons avec les droits de reproduction. Je n’ai pas envie de me retrouver avec un procès sur le dos.
-    Moi, ça ne m’aurait pas trop plu que ce que soit Mickey qui me présente une fille.
-    Oui, je te comprends.
-    Et puis, il me semble que l’aspect du Colonel Sanders convient bien à votre personnalité.
-    Mais je n’ai pas de personnalité. Pas de sentiments non plus. Je peux prendre forme et parler comme en ce moment, mais je ne suis ni Dieu ni Bouddha, mon coeur diffère de celui des hommes car je n’éprouve nulle sensation.
-    Qu’est-ce que vous dites ?
-    C’est une citation tirée des Contes de Pluie et de Lune de Ueda Akinari. Je parie que tu ne l’as jamais lu.
-    C’est pas pour me vanter mais, en effet, je l’ai jamais lu.
-    Cela veut dire que je me manifeste sous la forme d’un être humain, mais que je ne fonctionne pas de la même manière puisque je n’ai aucune émotion.
-    Ah, fit le jeune homme. Je ne comprends pas très bien, mais en gros, vous n’êtes pas un humain, et vous n’êtes ni Dieu ni Bouddha. »

« Après le départ d’Oshima, je retourne dans ma chambre, allume la stéréo et mets Kafka sur le rivage sur la platine. J’abaisse l’aiguille sur le disque, et j’écoute la chanson, tout en lisant les paroles sur la pochette.

        Tu es assis au bord du monde
        et moi dans un cratère éteint.
        Debout dans l’ombre de la porte,
        il y a des mots qui ont perdu leurs lettres.

        La lune éclaire un lézard endormi,
        de petits poissons tombent du ciel.
        Derrière la fenêtre il y a des soldats
        résolus à mourir.

Refrain :
    Kafka est au bord de la mer
    assis sur un transat.
    Il pense au pendule qui met le monde en mouvement.

    Quand le cercle du coeur se referme,
    l’ombre du Sphinx immobile se transforme en couteau
    qui transperce les rêves.

        Les doigts de la jeune noyée
        cherchent la pierre de l’entrée.
        Elle soulève le bord de sa robe d’azur
        et regarde Kafka sur le rivage. »


Incroyable. En la relisant, je me rends compte de tout ce qu’elle veut dire par rapport au roman ! Elle est écrite à un moment du livre où on ne peut pas la comprendre entièrement, et elle n’est pas redite... Je suis certaine que si je relisais cet ouvrage, je verrais d’avantages de connexions, je comprendrais mieux les ficelles de cette histoire si particulière !

    C’est étrange. Lorsque je lisais les derniers chapitres, j’étais dans trois dimensions de pensée en même temps. Je suivais le livre, l’intrigue, à un premier plan ; à un deuxième, j’avais des images du texte que j’étais en train d’écrire ; et à un troisième passaient les gens que je désire. Sensation étonnante. Et en même temps, je n’étais qu’au fond de mon lit en train de lire. Le corps et l’esprit sont des choses bien surprenantes.

    Pour en revenir à nos pages, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Il est une « pierre de l’entrée » vers un monde où beaucoup d’éléments ressemblent à ce que nous connaissons... et beaucoup n’y ressemblent pas ! Ce roman est un peu hypnotique, il est difficile d’en détacher les yeux, une fois qu’ils sont plongés dedans. Et il y a quelque chose de très important ici : l’humour. Ce n’est pas si courant dans ce genre d’ouvrages et plutôt précieux !
   
    En bref, je vous le conseille très vivement !


Critique de Viveleslivres, administratrice du Forum Littérat de Bibliothèque
Par Webiblio
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Vendredi 10 octobre 2008
V.W. de Geneviève Brisac et Agnès Desarthe

Quatrième de couverture : Parce qu’il est très difficile de décrire une être humain, et encore davantage quand celui-ci a noirci des milliers de pages de romans, de lettres, de journaux, il n’est pas inutile de flâner un peu dans le vague et le brûlant des souvenirs, comme un fond de couleurs et de sensations, sur lequel inscrire les hiéroglyphes, les lignes noires et entremêlées de l’histoire familiale.

En mettant l’accent sur le caractère contemporain de l’oeuvre de Virginia Woolf, Geneviève Brisac et Agnès Desarthe invitent à la relecture d’un auteur capital, dont l’importance commence tout juste à être comprise.

Résumé/Critique/Tout ce que vous voulez : Ce livre est une sorte d’essai biographique sur Virginia Woolf. Les thèmes abordés concernent son écriture (toujours !) mais aussi sa vie, son rapport au monde, au temps, à la guerre, à ses contemporains (Joyce, par exemple, ou T.S. Eliot)... Cette auteure est une femme magnifique, fragile et terriblement forte à la fois, heureuse et désespérée, blessée et dérangeante...

« En dépit de tout cela, je suis heureuse...
n’était cette impression d’une étroite bordure de trottoir au-dessus d’un gouffre. »

Les deux « biographes » déploient cette citation (un extrait de son plantureux journal, je crois) et brodent autour, comme elles le font depuis le début avec brio.

Si l’on ne le savait pas déjà, on voit combien l’écriture de Virginia Woolf est toute en finesse, cherchant à peindre, elle le dit (sa soeur Vanessa Bell est peintre), révolutionnaire !

La lecture est éminemment agréable, car ce livre est écrit comme une déambulation. Nous sommes un petit grillon assis sur le rebord de la fenêtre de la chambre où Virginia écrit son journal, nous sommes une bûche de la cheminée du salon où se réunit le groupe de Bloomsbury... Nous sommes Mrs Dalloway se promenant dans la vie de sa créatrice ! C’est fin, délicat, abordé de manière respectueuse tout en secouant les préjugés, un bel hommage à cette femme que j’imagine aux doigts perpétuellement tachés d’encre !

« Comment s’affranchir de la rigidité du roman ? En le mettant à tremper dans la térébenthine. Utiliser l’image comme solvant du mot. Casser la chronologie mortelle – celle du réaliste qui passe du déjeuner au dîner – en intercalant des portraits, des tableaux. S’abstraire de l’intrigue, de sa linéarité tuante, en glissant des arrière-plans, des profondeurs, en jouant avec la perspective, avec l’alternance du plan large et du gros plan. Virginia Woolf est peintre. C’est un échange. Dans les mêmes années, les plasticiens surréalistes commencent à écrire sur la toile et autour d’elle, utilisant les mots comme des objets, sans toutefois se passer de leur sens. C’est le début du mélange. Le classicisme éclate et les académies se fissurent. Les poètes utilisent la couleur, les peintres s’emparent du mot. »

« Comme le danseur, dont le corps a si bien apprivoisé la musique qu’il la suit tout en la dominant, marquant les accents et jouant avec le tempo, entre anticipation et retard, pour donner au rythme un relief que l’on ne soupçonnait pas, l’écrivain, esclave semi-consentant du temps, se soumet à la chronologie, à la logique du temps, tout en la domptant. La lecture se déroule, mais seul le poète est maître de la durée. On aurait tort de croire que le rythme de lecture dépend du lecteur, de son acuité visuelle ou de ses talents intellectuels, le rythme est, par avance, défini par la main qui écrit. » Ceci me fait penser à la fois à Mrs Dalloway, qui se déroule sur une seule journée... et qui est pourtant un roman  - et à Orlando, qui est un roman, plus court que le précédent, mais qui, lui, dure bien trois cents ans – la vie d’un seul personnage (particulier, il faut bien le dire). N’est-ce pas une exquise maîtrise de la chronologie ? Du temps ?

J’aime découvrir que Woolf plaçait très haut Proust dans ses goûts de lecture... C’est comme un secret (qui n’en est absolument pas un, je vous l’accorde), elle me chuchote que je fais bien de le lire !

Au dernier chapitre, suicide de Virginia Woolf. Elle plonge dans l’Ouse, des pierres plein les poches... J’avais envie de pleurer, en lisant ceci – alors que je savais pertinemment qu’elle l’avait fait. Une émotion très vive m’a étreinte, celle-là même qui me serre encore la gorge maintenant. J’aimerais que Virginia Woolf me serre dans ses bras... Faute de mieux, je me terre dans ses pages.

Détails pratiques : - Éditions de l’Olivier
-    20 €
-    Paru en 2004

Par Webiblio
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Dimanche 14 septembre 2008
La Métamorphose, de Franz Kafka



Résumé : Le meilleur résumé est la première phrase de la nouvelle : « Un matin, au sortir d’un rêve agité, Grégoire Samsa s’éveilla transformé dans son lit en une véritable vermine. » La vie de Grégoire Samsa, jeune voyageur de commerce jusqu’à cette transformation, qui faisait vivre sa famille, une fois devenu « une véritable vermine »

Ma critique/Extraits :
La façon que Kafka a de raconter est incroyable ! Cette métamorphose est décrite avec tant de naturel qu’elle s’inscrit dans le cadre de la vie courante, j’ose à peine classer cette nouvelle dans les textes fantastiques : rien n’est plus loin de la fameuse « hésitation fantastique » ; ici, ce qui est étonnant et original, c’est justement l’inverse, presque la banalité du fait. Le lecteur ne se pose pas de question : la transmutation est acceptée, ou alors il faut jeter le livre immédiatement ! Je dirais que même le bon sens ne peut être choqué, vue la manière dont Kafka présente les choses.
Avant de lire cette nouvelle, j’imaginais que l’on ne voyait la « métamorphose » arriver qu’au moins à la moitié du livre, voire à la fin, mais certainement pas dès la première ligne !

« Grégoire regarda par la fenêtre ; on entendait des gouttes de pluie sur le zinc ; ce temps brouillé le rendit tout mélancolique : « Si je me rendormais encore un peu pour oublier toutes ces bêtises », pensa-t-il, mais c’était absolument impossible : il avait l’habitude de dormir sur le côté droit et ne pouvait parvenir dans la situation présente à adopter la position voulue. Il avait beau essayer de se jeter violemment sur le flanc, il revenait toujours sur le dos avec un petit mouvement de balançoire. Il essaya bien cent fois, en fermant les yeux pour ne pas voir les vibrations de ses jambes, et n’abandonna la partie qu’en ressentant au côté une sorte de douleur sourde qu’il n’avait jamais éprouvée. »

Le personnage même de Grégoire est intéressant : il pourrait être affreusement ordinaire, sa famille l’est plutôt, mais évidemment il devient tout à fait autre et il est passionnant de suivre l’altération de son humanité, la perte de son « esprit », de son « âme », la réaction de ses parents et de sa soeur cadette, laquelle s’occupe seule de lui, d’abord parce qu’il n’y a qu’elle qui ne soit pas complètement effrayée et qu’elle garde de la tendresse pour son frère mais de plus en plus à cause du pouvoir que cela lui donne. Une humaine, quoi !

« Maintenant sa soeur ne cherchait plus à deviner ce qui aurait pu lui faire plaisir ; elle apparaissait  en coup de vent deux fois par jour, le matin et l’après-midi, avant d’aller au magasin, et lui poussait du pied un morceau de n’importe quoi par la porte ; le soir, sans même s’inquiéter de savoir s’il avait touché à cette pitance ou s’il l’avait laissée intacte – ce qui était devenu courant – elle en faisait disparaître les restes d’un coup de balai. Quant au nettoyage de la chambre, auquel elle procédait maintenant le soir, il ne pouvait être enlevé de façon plus expéditive : des zones de crasse s’allongeaient sur les murs, de petits tas de poussière et d’ordures s’accumulaient dans tous les coins. Les premiers temps Grégoire s’était installé aux endroits les plus malpropres au moment de l’arrivée de sa soeur, pour lui apparaître ainsi comme un reproche. Mais il aurait bien pu rester là des semaines sans que Grete changeât jamais rien à sa conduite ; elle voyait la saleté aussi bien que lui, seulement elle avait décidé une fois pour toutes de la laisser en place : voilà.
    Cela ne l’empêchait d’ailleurs pas de veiller plus jalousement que jamais à ce qu’on lui conservât le monopole du nettoyage de la chambre ; ce regain de susceptibilité s’était montré contagieux ; c’est ainsi que la mère opéra un jour un  grand lavage de la pièce qui nécessita plusieurs seaux d’eau – et ce déluge mortifia profondément le pauvre Grégoire étalé sur son canapé dans une immobilité amère – mais la punition ne tarda pas. À peine la soeur, en rentrant le soir, eut-elle en effet remarqué cette innovation que, se sentant profondément offensée, elle courut à la salle à manger pour y piquer une crise de larmes malgré les supplications de sa mère qui lançait les bras aux cieux (...) »

Une analyse fine de la nature humaine, une aventure à suspense tout de même, une écriture intéressante pour la nouveauté de sa façon d’aborder le fantastique... Et en plus c’est court ! Moi je dis : jetez-vous dessus !

Détails pratiques : - plein d’éditions !
-    Les prix : de 1,90 € à plus !
-    82 pages dans ma vieille édition  « Le Livre de Poche »
Par Webiblio
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Dimanche 24 août 2008


Résumé de 4e de couverture :
Au VI° siècle, l’île de Bretagne est assaillie par les Saxons, les Gaëls et les Pictes. Après la mort du roi Guendoleu, tué lors d’une terrible bataille, son jeune barde Merlin se trouve plongé malgré lui dans un complot aux conséquences effroyables.
Fuyant la barbarie, perdu dans les affres d’un amour impossible, il parcourt les royaumes celtiques ravagés par la guerre, suscitant la méfiance de ceux qui voit en lui « le fils du diable ».
Au plus profond de la forêt, pourtant, l’enfant se découvrira de bien étranges alliés. Au cours de ce voyage initiatique, celui qui deviendra Myrddin le Nécromant réussira-t-il à percer le fascinant secret qui pèse sur ses origines ?

Mon résumé et ma critique : Un roman que j’ai du personnellement lire en deux fois, ma première tentative s’étant arrêté un peu avant la moitié du bouquin par ennui. Mais j’ai réessayé cet été, sachant où cela avait coincé la dernière fois, et j’ai « franchi le cap « pour découvrir un livre qui m’a quand même bien plu. = )

Ce livre ne traite en aucun cas du Merlin de la table ronde que nous connaissons : d’Arthur et de ses chevaliers, nous n’entendons ici point parler. Les Chrétiens envahissent l’île de Bretagne, et druides, bardes et prêtres opposent leur culture. Les royaumes sont éclatés, les frontières fragiles, les alliances se font et se défont au rythme des assassinats et des trahisons.
C’est dans cet univers que nous plonge Jean-Louis Fetjaine, attachant son lecteur aux pas du jeune Merlin, qui se retrouve malgré lui au cœur de toutes les convoitises.

Ce livre n’est pas une histoire d’aventure à proprement parler, relatant des histoires de palais, mais plus ce qui s’apparenterai à un « road movie ». Sachez-le, ce livre ne retrace que le voyage du jeune barde, et les évènements qui s’y rapporte. Mais c’est tout de même, sans en faire un « best seller » un livre très agréable à lire ! = )

Extrait : « - Eux-mêmes se nomment les « Bonnes Gens », reprit-il. Tu en as sûrement entendu parler, au moins dans les contes de bonnes femmes…
- Les Elfes n’existent pas, protesta Merlin avec réticence. Ce ne sont que des légendes.
Blaise partit d’un rire sans joie.
- Et c’est toi qui dit ça !
Il se détourna, défit du bout du pied le lit de fougères sur lequel l’enfant avait dormi, ramassa la couverture moirée dont il s’était couvert et l’examina pensivement.
-Non, soupira-t-il sans le regarder, ce ne sont pas des légendes, je le crains… les Elfes étaient là au commencement, bien avant que les premiers Celtes débarquent sur cette île, au temps où la Bretagne tout entière n’était qu’une vaste forêt. Et puis les hommes sont venus et les ont chassés sans merci. On prétend que certains se sont enfoncés sous terre, dans les collines de Preseli ou ailleurs, et qu’il en resterait encore des bandes, dans les bois… tu vois, il semblerait que les légendes disent vrai…
- Mais ce ne sont pas des lutins ! s’écria Merlin. Ce sont des êtres humains !
- Ainsi, tu les as vus, fit Blaise en revenant vivement vers lui. Comment sont ils ? »

Prix littéraire(s) : Prix Imaginable 2003

Pour un public : grand ado ou adulte

Edition : Pocket

Note : 8/10

Critique d'Almériane, modératrice du Forum Littérat de Bibliothèque
Par Webiblio
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Dimanche 24 août 2008


Résumé de 4e de couverture :
Des milliers d’années avant le Seigneur des Anneaux, le Terre du Milieux est en proie aux luttes contre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C’est contre Tùrin et Niënor, les enfants de Hùrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignants à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.
Les Enfants de Hùrin, œuvre entreprise par Tolkien au cours de la première guerre mondiale, s’adresse aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l’histoire de Tùrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre ; trompé par le destin, il lutte de manière spectaculairement tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.

Mon résumé et ma critique : Dès la première ligne, on reconnaît le style bien propre à Tolkien : des milliers de personnages, de noms, des sonorités comme on a pas l’habitude… Mais comme les autres livres, dès la première page achevée, on se retrouve dans cet univers magique, fantastique, dément, transporté dans un monde où tout est à la fois possible et prédestiné, comme le découvriera Tùrin. On feuillette un peu les appendices, on jette un coup d’œil à la carte, on suit les arbres généalogiques, on s’émerveille devant cet univers crée de toute pièce. Oui, j’aime l’oeuvre de Tolkien, et même si des fois on se dit que Tùrin « les collectionnent » ( les malheurs, bien sûr ^^ ), que l’on se dit que, chapitres après chapitres, on assiste à une liste de course de catastrophes, à des amitiés compatissantes qui se nouent et se dénouent, on lit, on lit, on lit, et on referme le livre en se disant « quoi, déjà finit ? »

Extrait : « Or Tùrin s’aperçut que l’amitié de Gwindor se refroidissait à son égard ; et il s’étonna également de voir que si au début, la douleur et l’horreur d’Angband avait paru s’estomper dans son cœur, voilà que semblaient s’insinuer en lui de nouveau le chagrin et la détresse. Et il pensa que, peut-être, Gwindor s’affligeait de ce que Tùrin s’opposait à ses avis, et que ce soit sa voix qui l’ai emporté ; et il regrettait qu’il en soit ainsi. Car il aimait Gwindor comme celui qui l’avait guidé et secouru, et il était plein de compassion pour lui. Mais à la même époque, le rayonnement de Finduilas également se ternit, son pas s’alanguit et son visage se fit grave, et elle devint de plus en plus pâle et mince ; et Tùrin, l’observant, soupçonna que les paroles de Gwindor avait pu semer en elle la crainte de ce qui pouvait advenir. »

Traduction en langue française : 2008 traduction de Delphine MARTIN

Pour un public : plutôt ado/adulte et bon lecteur ! Tolkien, quoi !

Edition : Christian Bourgeois Editeur ( 25€ )

Note : 8/10`


Critique effectuée par Almériane, modératrice du Forum Littérat de Bibliothèque
Par Webiblio
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Mercredi 20 août 2008
résumé du 4eme de couverture :
Stark est le héros dont le futur a besoin-ce n'est pas peu dire.Il est intelligent, maitre de lui a l'éxcès,il aime les chats et posséde un goût inné pour choisir ses chemises et ses pantalons.Bref, il est l'homme du dernier recours quand on est confronté a des problémes que nul autre ne peut résoudre.
Car Stark n'est pas un privé comme les autres : il a un don qu'il utilisse dans les cas d'urgence.Mais un don telle ment incroyable qu'il ne vaut mieux pas en parler.On le prendrait pour un fou. Même vous... Si, si.
C'est pourqoi, lorsque le Quartier du " Centre " - Sorte de ville autonome par des milliers de narques -lui demande de retrouver un haut fonctionnnaire qui a disparu, il ne sagit finalement pour lui qu'une enquête banale... une de plus.
Mais voilà, l'affaire est plus compliquée qu'il n'y parait et la solution du problème tend dangereusement vers le passé de Stark. Un passé qu'il avait oublié, mais qui en revanche se souvient bien de lui.
Dans un univers futur, complétement déjanté où les objets parlent, où Rêve et Réalité rêglent leurs comptes à grands coups de poings ( ou au lance-roquette, quand il y en a un qui traine ), Stark est le seul qui peut faire la différence, car le temps presse, et il n'y a pas de retour en arrière possible.
Avance Rapide...

Votre résumé : Dans un monde futur où les villes marchent par Quartier allant du" Centre" où les habitants pasent leurs vies à travailler au "Rouge" où il ne vaut mieux pas aller sans le soutien d'une petite armée, Stark doit retrouver un Fonctionnaire du Centre...


Extrait : J'étais toujours assis là, attendant dez mourir, attendant de me fossilisser, attendant que la cafetière, dans la cuisine, évolue assez pour me servir une tasse et me l'apporter, quand le téléphone à sonné.
Je me suis taté pour décrocher.Le combiné était à l'autre bout de la pièce. Je n'avais pas envie de répondre...Pas ce matin, sinon je serai allé mourir tranquillement de l'autre coté, près du téléphone.

Critique : Trés bon style, le récit est bien mené et rigollo. Le héros est attachant et il y a du rebondissement.
Hélas, il y a certain passage pas très claire.

Détails pratiques : Bragelonne, 20 euros

Note : 19.5/20

Critique de Galadas, modérateur du Forum Litterat de Bibliothèque
Par Webiblio
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