Mercredi 20 août 2008
La compagnie noire de Glen Cook


Résumé de 4e de couverture : Depuis des siécles, les traditions et souvenirs de la compagnie noire sont consignés dans les présentes annales.Depuis des siécles, la troupe se loue au plus offrants et les batailles qu'elles a livrées ont déja remplis maints volumes.Jamais pourtant elle n'aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de la Dame et de ses sorciers maléfiques, la compagnie participe à l'une des plus sanglantes campagne de son histoire. Les combats incessant, la magie noir qui empuantit l'air, bientôtles hommes tombent comme des mouche et ceux qui restent debouts commencent à se demander s'il ont choisi le bon camps
Ce sont des mercenaires, ils sont violent, dépravées et ignares, sans foi ni loi mais même eux peuvent avoir très peur...

Votre résumé : La compagnie existe depuis longtemps et se retrouve engagées par La dame et doivent se battre contrez les rebellent de la rose.Ils se retrouvent engagée a devoir se battres pour survivre.Ils se rendent rapidement comptes que l'ennemi n'est pas forcement celui que l'on croit...

Extrait : "Des pouvoirs se sont livrés batailles cette nuits là, mais j'ai raté le spectacle. Je ne sais pas pour qui le désastres à été le plus grand. Nous avons perdu Croquelune, l'Anonyme et Rode-La-Nuit. Seul Rode-La-Nuit est tombé sous les coups de l'enemis. Les autres ont été victimes des dissesion intestines des Asservis."

Critique :point+ -Très bon styles
-de l'humour
-du suspense
-une suite!!!
point - -(J'en ai pas trouvé^^)


Détails pratiques : J'ai lu, 380 pages, et je me rappelle pas du prix



Notes : 20/20

Critique de Galadas, modérateur du forum Littérat de Bibliothèque



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Mercredi 20 août 2008


Sue une iddée de Turk et de DeGroot
Scénariste : Bob de groot
Déssinateur : Turk

Résumé : Etant une série, le résumé est plutot dur Cligne donc : Résumé general : Léonard est un génievivant dans un petit village d'Italie.Aidé de Basile, le disciple, il invente des inventions allant de la ""léoarbaléte" à la "léonavision" au malheur du disciple, incontournable maladroit...
Entre le chat philosophe et la femme de ménage corpulente et autoritaire, les aventures comique d'un génie et de son disciple(Ca claque, non?)

Pour qui : Tout le monde adulte ou enfant.

Les + : dessin pas trop dur, trés, trés comique, un petit lien avec la réalité.
Les - : peut étre un peu répétif dans les dernier album mais on leurs pardonne:)

Série en cours et 37 albums paru( je crois)
Editer au Lombard ou chez Dargaud
prix : 8.27 a la fnac
Notes : 10/10

Site officiel : http://leonard.lelombard.com

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Critique de : Galadas, modérateur du Forum Littérat de Bibliothèque
Par Webiblio
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Mardi 8 juillet 2008
Abzalon, de Pierre Bordage



Résumé du quatrième de couverture : Ester : un monde menacé par l’instabilité de son étoile. Sur le continent Nord, le gouvernement, pressé par l’Église du Moncle, décide l’annexion du continent Sud, où vivent les Kroptes, peuple pacifique, religieux et polygame. Une invasion brutale qui dissimule un autre projet : la recherche d’une nouvelle planète habitable.
    Abzalon et Loello, incarcérés dans la sinistre prison de Doeq, se battent pour leur survie sous l’oeil des « mentalistes », les spécialistes du comportement. Ils ignorent qu’une épreuve plus terrible encore les attend. Celle-là même peut-être que devine dans ses visions Ellula, jeune Kropte rebelle mariée d’autorité : un interminable voyage à travers le néant.
    Un jour, Abzalon fait une étrange rencontre dans les souterrains de Doeq. Serait-ce un Qval, un de ces êtres légendaires dont on dit qu’ils furent les premiers Estériens ?
    Or un gigantesque chantier s’achève sur un satellite d’Ester : le projet « Estérion ».

Extraits :

« Cependant, le grand dioncle Jahern n’avait pas prévu que l’écriture, pratiquée à haute dose, aurait les effets inverses de ceux qu’il avait escomptés. La danse de la plume sur le papier engendre en effet un recul sur les événements qui modifie le champ de perception. Et les vérités présentées comme intangibles ne résistent pas à l’exploration quotidienne de la conscience, les dogmes se fissurent lorsqu’ils se confrontent à l’introspection sincère, aux mythes originels, aux archétypes, le centre de la vérité se déplace. »

« Ellula baissa la tête, trop émue pour articuler le moindre son. Les larmes qui perlent à ses cils se décrochent, roulent sur ses joues. Elle mesure soudain le sacrifice de ces femmes condamnées à l’errance et au silence perpétuels. Elles ont recueilli et gardé pendant des siècles les inavouables secrets de ceux-là mêmes qui les ont bannies. Chassées de ferme en ferme, elles ont été les exutoires, les courants d’air qui dépoussièrent, qui dispersent les miasmes. En ouvrant des espaces de liberté dans un monde figé, elles ont entretenu son mouvement, elles lui ont évité de crouler sous le poids de sa propre rigidité. »

« Je vous assure pourtant que je n’étais pas différent là-bas. J’étais un parfait soldat de l’Un, j’égorgeais, je brûlais, je pillais sans aucune retenue, sans aucun remords, je préparais avec une rare énergie l’avènement de l’Église.
-    Qu’est-ce qui a fait que vous avez...
-    Changé ? Je suis incapable de répondre précisément à cette question. Peut-être la vue des cadavres kroptes dans les fosses, peut-être l’enfermement dans cette prison spatiale, peut-être la proximité permanente du vide, peut-être une tendance hasardeuse à la compassion. Je suis sans doute ce qu’on appelle une exception à la règle, un accident génétique. Je n’ai pas séjourné dans le ventre d’une mère, mais sait-on vraiment ce qui se passe dans une éprouvette ? J’ai poussé la différence jusqu’à désirer des femmes, comme les dioncles dégénérés de l’ancien temps. »
Il se garda de préciser qu’il parlait en l’occurrence d’Ellula, non qu’il eût peur de la réaction de son interlocuteur, mais il ne souhaitait pas encombrer leur amour avec ses propres turpitudes.

Critique :
un magnifique roman de science-fiction... Pierre Bordage m’étonnera toujours de son talent incroyable à créer toujours de nouveaux mondes, des « futurs possibles » (quoique généralement peu souhaitables) pour notre planète... qui, tout en ayant généralement en commun la « surtechnologie » en contraste avec le dénuement, l’approche de la nature, continuent à être différents, et pour l’instant, je ne m’en lasse pas !
    Ce qui me plaît beaucoup dans Abzalon, c’est que les personnages qui apparaissent d’abord très « primaires », manichéens, dans leur personnalité, leur façon de penser, se complexifient et se densifient à mesure que l’on tourne les pages ! Abzalon, par exemple, semble être une brute sauvage et pulsionnelle, mais on le découvre tout autre, il évolue énormément dans le roman. Il en va de même pour le moncle Artien (un prêtre de la religion dominante d’Ester), que son ouverture rend tellement différent de ses homologues ; on le sent d’autant plus qu’au début de chaque chapitre, on a quelques pages en italique, qui sont des passages de son journal le plus souvent, ou bien des transcriptions de conversations télémentales... Ces extraits de journal sont souvent très intéressants, car ils nous permettent de suivre le cheminement psychologique du religieux. Ellula elle-même, personnage type : très belle jeune femme, pourvue d’un « don » de vision, « belle et rebelle », dirais-je ! Et bien, Bordage réussit à nous surprendre même avec elle !
    Il y a un suspense, une tension tout au long du roman, qui attisent notre curiosité. Trois pages avant la fin, je me demandais encore comment ça allait finir !
    Bordage dénonce, à travers son roman – c’est courant en SF, je vous l’accorde -  et dénonce des choses sur lesquelles mon opinion tendrait à rejoindre la sienne... Il tient toute religion en horreur, semble-t-il ! Il est vrai que celles qui qu’il dépeint sont totalement insupportables : elles transportent un fanatisme dévastateur, une idéologie fortement déplaisante, asservissement de la femme (que voulez-vous, on ne se refait pas !), disparition de l’individualité et de l’esprit critique au profit de l’abrutissement général... Que du bonheur ! Les plus hauts responsables ne cherchant jamais autre chose que le pouvoir, bien entendu. Bordage le montre de façon assez intéressante, puisqu’on a le parallèle entre deux Églises, monclale et kropte, aux valeurs apparemment opposées (clonage/reproduction naturelle, technologie/agriculture, etc.) mais se rencontrent à travers des moyens semblables, cités plus hauts !
    En bref, un excellent roman de SF, alliant intrigue haletante et beaux personnages complexes, soutenus par des valeurs essentielles.

Détails pratiques :
- Éditions l’Atalante et J’ai lu SF
-    Paru en 1998
-    20,13 € à l’Atalante, et 7,60 € chez J’ai lu
-    493 pages
-    La suite s’appelle Orchéron (je ne l’ai pas lue)

Critique de Viveleslivres, administratrice du Forum Litterat de Bibliothèque, et votre serviteuse !
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Vendredi 27 juin 2008
La chaussure sur le toit, de Vincent Delecroix



Résumé du quatrième de couverture : Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livre fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un présentateur vedette de la télévision soudain foudroyé par l’évidence de sa propre médiocrité, un chien mélancolique, un immigré sans papiers, une vieille excentrique, un artiste (très) contemporain, un narrateur au bord du suicide... et une chaussure pleine de ressources romanesques.

Mon résumé :
Je déconseille vivement à tout le monde de lire les quatrièmes de couverture – je le fais de plus en plus rarement et surtout pas pour les romans du Prix. Ils en disent souvent trop, ou alors mal et on est déçu, ou simplement très surpris. Cependant, celui-ci est plutôt correct et m’avait fait présager un bon livre – ce qui s’avère. Le coeur de ce livre est effectivement cette « chaussure sur le toit » : chaque chapitre est raconté à la première personne, par un personnage différent, vivant dans l’immeuble. Et chacun d’eux raconte une histoire où une chaussure « apparaît » sur un toit...

Extraits :  « Papa ? Oui ? Est-ce que si je te dis un secret, tu vas me croire ? C’est ça qui t’a réveillée ? Elle me fixait toujours. Elle n’avait pas l’air apeuré, pourtant. Dis-moi ton secret, et après tu vas te coucher, d’accord ? Elle hésitait encore. Je ne le répéterai à personne, c’est promis, mais tu me le dis, et papa va se coucher. Mais est-ce que tu vas me croire ? Si tu veux, ma chérie, si tu veux, mais dis-le-moi vite et va te recoucher. Tu ne le diras pas non plus à maman ? Même à trois heures du matin, il faut garder des principes : ça, on verra, lui ai-je dit, ça dépend de ton secret. Elle a réfléchi un instant avec gravité tout en regardant ses doigts de pied. Quand elle est comme ça, on dirait sa mère. Moi, j’avais juste envie de retourner au lit et d’attendre plutôt le lendemain pour apprendre le grand secret, voire de laisser le soin à Catherine de le recueillir. Bon, si tu veux, tu me le diras demain, parce qu’on ne va pas y passer toute la nuit, d’accord ? Ça l’a décidée. »

« Kant, Critique de la raison pure : Ma nouvelle vocation philosophique a connu des hauts et des bas. Kant a été un pénible moment à passer. Il faut le dire : la possibilité des jugements synthétiques a priori ne m’avait pas jusqu’à présent vraiment tourmenté.
    Évidemment, la découverte que l’espace et le temps n’appartiennent pas aux choses elles-mêmes, mais relèvent de notre faculté réceptive, a provoqué chez moi un vertige assez désagréable : j’ai eu quelque mal à me déplacer dans mon appartement durant cette période, les objets bougeant en même temps que moi – mais je crois que c’était aussi dû à mon régime alimentaire. »

« Alors, j’ai fini par prendre le taureau par les cornes et, un matin, je lui ai dit comme ça, tout à trac : vous savez, ça ne me gêne pas du tout. Il a sursauté, a bredouillé : quoi donc, madame ? Ça ne me gêne pas du tout que vous soyez un pompier homosexuel. Je vous trouve toujours bon garçon, et ça me fait toujours autant plaisir de prendre le petit-déjeuner avec vous. Tu l’aurais vu, à ce moment-là, il en avait les larmes aux yeux. »

Critique :
Ce roman à nombreuses voix m’a fait penser dès le troisième chapitre : « Mais où est-ce qu’il nous emmène ? », « Je croyais que c’était ça... et en fait, c’est ça ? ». Très vite, j’ai ri. Les personnages (pas tous) sont drôles ; certains plus que d’autres, comme ce présentateur télé devenu philosophe (une petite vengeance de l’auteur, qui est prof de philo ?) ou cette vieille femme hébergeant chez elle un jeune pompier homosexuel. L’effet de surprise joue toujours beaucoup, comme dans le chapitre « Caractère de chien » : j’ai vraiment été prise par ce que racontait le narrateur, et au bout de quelques pages, le choc ! J’ai vraiment rigolé toute seule !
    L’idée en soi est réellement bonne, inattendue, originale... Et l’écriture suit ! Que demander de plus ? Il n’est pas complètement léger : le chapitre trois « Chant de l’attente » est un beau passage d’amour, triste et humain, tout en parlant de faits d’actualité.
    Je n’ose pas en dire plus, de peur de dévoiler quelque chose qui gâcherait le plaisir, si quelqu’un se décide à le lire.
    Une autre chose me plaît : le fait que tous les protagonistes habitent le même immeuble, ce qui crée un jeu d’échos et de clins d’oeil fort plaisants.
    Conclusion : un bon roman divertissant, bien écrit et savoureux, drôle et/ou émouvant à souhait, et ne m’ayant pas déçu une seule fois !
    À lire le plus tôt possible (enfin je vous souhaite qu’il sorte en poche !)

Détails pratiques : - Collection nrf chez Gallimard
-    207 pages
-    16 €

Autres : Fait partie de la sélection du Prix St Malo-Étonnants Voyageurs 2008, et a passé la deuxième sélection de 5 livres sur 10.

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Dimanche 22 juin 2008
Caravansérail, de Charif Majdalani



Résumé du 4e de couverture : Au début du XXe siècle, la rencontre d’un colonel anglais excentrique transforme Samuel Ayyad, un jeune Libanais aventureux, en une sorte de condottiere guerroyant au Darfour et au Kodorfan, aux confins du Soudan et du Tchad. Un jour, sa route croise celle d’un compatriote qui transporte à travers déserts et savanes, démonté et chargé à dos de chameau, un petit palais arabe qu’il espère vendre à quelque roitelet africain épris de faste. Samuel lui achète son encombrant bagage, avec l’idée de le ramener à Beyrouth. Mais entre-temps, la Première Guerre Mondiale a éclaté et avant de revoir son Ithaque, notre moderne Ulysse vivra une odyssée qui le mènera, à la tête de la caravane portant son palais en pièces détachées, entre pillards et patrouilles ottomanes, le long du Nil puis à travers l’Arabie et la Syrie soulevées par Fayçal et Lawrence, jusqu’aux neiges du Mont-Liban.

Mon résumé : Le narrateur raconte l’histoire de son grand-père, Samuel Ayyad. Le récit se passe au début du XXe, du Soudan au Liban, en traversant bien sûr l’Égypte. Ce héros que le rédacteur du 4e de couverture appelle « Ulysse moderne » en est effectivement un. Il est libanais, une sorte de relais auprès de populations locales de l’armée britannique, car il parle plusieurs langues (français, anglais, arabe...) et peut discuter avec des chefs et des sultans. Il fait des rencontres plus incroyables les une que les autres, voyageant à cheval ou à dos de chameau dans le désert. Il rencontrera un marchand qui récupérait des meubles anciens dans de vieilles  maisons et qui est tombé amoureux d’un palais, au point de le transporter avec lui partout grâce à un long convoi de chameaux, dans l’espoir de le vendre à un riche chef de tribu de la région. Samuel l’escortera, mettra l’argent britannique à sa disposition, et finira par acheter le palais pour le ramener chez lui. Nous suivons son épopée...

Extraits : «  Tout le monde est alors satisfait et on se met à manger, assis à une table dressée au milieu de la savane. Des lampes illuminent le festin et les grandes ombres qu’elles projettent, les couleurs pourpres des tapis jetés sur le sable, les soldats érigés en serveurs et le campement alentour qui bruit doucement, tout donne à la scène une allure royale. »

« Il y a quelques belles portes, des fenêtres travaillées, un bassin de marbre à la mauresque, un petit moucharabieh et deux cheminées en pierre sculptées comme de grosses cloches pointues, mais aussi un mur peint d’oiseaux et de fontaines, un plafond et un escalier ouvragés et même quatre grands miroirs dans des cadres de bronze, rescapés du temps où les produits de la piraterie alimentaient les marchés de la ville. Le propriétaire est un négociant en dattes et fruits secs, en burnous blanc et babouches, qui fait visiter le bâtiment habité par les poules et les chèvres du voisinage. Quand, en enjambant une poutre chue d’un toit, Abyad demande ce que le négociant exige pour les boiseries, les portes, le plafond et aussi les miroirs, ce dernier réfléchit, il a un passe-temps aux grains d’ambre et un air un peu matois, il marmonne des comptes, puis, de l’air de quelqu’un qui vous donne en solde et pour le prix d’un kilo son stock d’oranges menacées de pourriture, il propose à Abyad d’acheter tout le monument pour le prix des boiseries et du miroir. »

« Il se débarrasse de cet étrange sac qu’il porte en bandoulière et qui semble extrêmement pesant, le pose entre lui et Samuel comme une outre, l’ouvre, et après y avoir plongé les deux mains comme on fait dans un sac d’or, il en sort une tête, une tête coupée, non pas une tête véritable, mais l’extraordinaire tête d’un dieu, ou plutôt d’une déesse, sculptée dans une pierre rougeâtre, les yeux largement ouverts, la bouche esquissant un sourire, les cheveux bouclés comme ceux des Arabes de la péninsule et tenus par un bandeau à la manière grecque, une tête de statue hellénisante qui d’un seul coup métamorphose l’ambiance de la tente, concentre et exalte l’air, les couleurs et les formes autour d’elle. Devant la stupéfaction de Samuel, d’Argès à nouveau sourit et rappelle qu’il est archéologue, il explique que cette tête de déesse provient de la région de Modaïn Salik, c’est celle de la déesse Al Lat, ou celle d’All Uzza, ou d’Atargatis, engin, l’une des déesses que vénéraient les Nabatéens et les Ghassanides, qu’il y en a beaucoup dans la même région mais que, désormais, il ne pourra plus, lui, y accéder. »

Critique :  Des quatre de la sélection du prix St-Malo que j’avais lus lorsque j’ai fini celui-ci [L’incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, L’homme sans empreintes, Le village de l’Allemand], c’est lui qui m’a fait le plus voyager. Il dépayse vraiment et très vite les pages blanches se sont transformées en dunes et les caractères noirs en chameaux traversant ce livre pour nous conduire jusqu’au point final. L’écriture n’est pas omniprésente et  laisse beaucoup de place à l’intrigue. Cette « chameauchée » n’est pas trépidante pourtant de longues années sont contées en quelques pages. Le rythme est allant, sans nous essouffler. L’auteur parvient à nous plonger dans son monde brûlant en quelques lignes, on peut sortir et entrer dans ce livre avec simplicité, quoique sans facilité démesurée. Je ne sais finalement pas tellement quoi penser de cet ouvrage, qui, certes, m’a plu, mais ne me laissera sans doute pas de souvenir marquant. Ce n’est pas de la littérature facile mais ça ne demande pas d’effort démesuré à la lecture. L’univers nous entraîne, car ce n’est pas un des plus traités (du moins dans la littérature française), mais on se manque parfois de références plus ou moins nécessaires à la compréhension du contexte, ce qui peut être un peu laborieux... Certains jurés ont dit que l’auteur « hésitait entre un roman et un livre historique » ; je n’irais peut-être pas jusque là, mais ce n’est pas totalement faux.
    Si vous avez envie de passer un bon moment, de vous changer les idées, je vous conseille ce livre. En revanche, si vous souhaitez sortir de votre lecture transformé et avoir matière à réflexion, alors choisissez peut-être autre chose !

Note : 15/20

Détails pratiques : - Éditions du Seuil
-    17 €
-    214 pages




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Vendredi 9 mai 2008
Voyage, de Stephen Baxter

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Résumé du 4eme de couverture :
Tome 1
1969 : Neil Armstrong fait, au nom de l'humanité, un premier pas sur la Lune. C'est l'apogée du programme spatial américain, un grand moment de l'histoire contemporaine. Mais quand Kennedy survit à sa tentative d'assassinat, tout bascule. Sous l'aiguillon de son adversaire politique, Nixon va pousser la NASA à atteindre un nouvel objectif encore plus spectaculaire : la conquête de Mars.
Nathalie York est géologue, passionnée par Mars au point d'y consacrer sa vie. Ralph Gershon est un pilote qui rêve d'aller dans les étoiles. Pour être de ce voyage, ils sont prêts à tout sacrifier. Et c'est bien ce qu'on exigera d'eux.
C'est à une exploration minutieuse de l'histoire telle qu'elle aurait pu être que nous convie Stephen Baxter. Son ouvrage nous emmène au coeur de la NASA, gigantesque organisation scientifique, politique mais aussi intensément humaine, le lien matérialisé entre l'humanité et son rêve d'atteindre un jour les étoiles.

Tome 2
Après une première tentative soldée par un cuisant échec, le titanesque projet du voyage vers Mars a bien failli s'écrouler à son tour. Plus aucune erreur n'est désormais permise ; au terme de quinze années d'une entreprise surhumaine, la mission Ares doit s'envoler.
Une pression supplémentaire vient ainsi alourdir les épaules des milliers de personnes travaillant au programme spatial américain. Une pression dont les astronautes Natalie York et Ralph Gershon se seraient bien passés, alors que l'équipage devant effectuer le vol vers la Planète rouge n'a toujours pas été sélectionné.
C'est à une exploration minutieuse de l'histoire telle qu'elle aurait pu être que nous convie Stephen Baxter. Son ouvrage nous emmène au coeur de la NASA, gigantesque organisation scientifique, politique mais aussi intensément humaine, le lien matérialisé entre l'humanité et son rêve d'atteindre un jour les étoiles.

Né à Liverpool en 1957, ingénieur en mathématiques de l'université de Cambridge, docteur en aéronautique de l'université de Southampton, Stephen Baxter renoue avec la tradition de ces grands scientifiques qui, tel Arthur C. Clarke, ont consacré leur savoir à rêver l'homme, mêlant réflexion philosophique et roman d'aventures.

Mon résumé :
Mission Apollo : l’homme est allé sur la Lune, et les états unis ont gagné la course à l’espace. Et maintenant ? De nombreux choix s’offrent à la NASA : continuer l’exploration lunaire, explorer le système solaire avec des sondes automatiques, fabriquer la navette spatiale, envoyer des hommes sur Mars …. Le président Kennedy, qui a survécu à l’attentat dont il était la cible, va tout faire pour que ce dernier projet aboutisse. Pour la NASA, il faudra convaincre les politiques du bien fondé de cette couteuse mission et développer rapidement de nouvelles technologies pour rendre ce dangereux voyage possible. Pendant ce temps, du côté des astronautes, la formation et la sélection est rude. Qui fera partie de l’équipage final, et comment se fera le voyage vers la planète rouge ?

Critique :
Stephen Baxter est docteur en astronautique et je ne l’ai jamais autant ressenti dans un de ses roman : les descriptions des systèmes employés, tant réel qu’imaginés, sont d’une précision impressionnante, et bien sûr d’une rigueur implacable. L’histoire est entièrement réinventée à partir des années 70, partant des technologies de l’époque, éprouvées ou en cours de développement, pour raconter ce qui aurait réellement pu se passer si certains choix avaient été fait plutôt que d’autres. Malheureusement j’ai trouvé que cet excès de technique alourdissait fortement le récit, d’autant que tout se déroule sans aucune surprise : seuls quelques passages sont vraiment prenants.

Autre déception, si le titre pouvait laisser attendre l’histoire du voyage vers Mars, seuls quelques chapitres y sont consacrés, et l’arrivée sur la planète est encore moins développée. La grande partie du récit se concentre sur la préparation du voyage sur Terre, les entrainements et les jeux politiques ; le côté humain est malgré tout très peu abordé, les personnages sont même relativement transparents, même si on en suit un certain nombre durant tout le roman, dont la plupart ont d’ailleurs tout sacrifié pour ce rêve d’envoyer un équipage sur Mars, ou d’en faire partie.
Ce livre se veut être une réalité parallèle, dans laquelle les Etats Unis auraient choisi Mars comme suite logique à Apollo, au lieu de la navette spatiale et des sondes d’exploration. Tout a été imaginé avec beaucoup de rigueur comme l’auteur sait si bien le faire, mais il m’a semblé que l’histoire avait quelque peu souffert de cet excès de réalisme, qui laisse évidemment peu de place à l’imaginaire quand on réinvente l’histoire 30 ans après.
Au final, ce roman est intéressant en ce qui concerne le côté astronautique, mais j’ai été déçu par l’aspect « roman » presque inexistant.

Détails pratiques :
~800 pages
Edition J’ai lu 1999 et 2003
15€

Critique d'Astromatthieu, membre du Forum Litterat de Bibliothèque
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Dimanche 27 avril 2008
En terre étrangère, de Robert Heinlein


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Résumé du 4eme de couverture :
Les membres de la première expédition vers Mars périrent tous. Sauf un :
Valentine Michael Smith,
né sur Mars, élevé par les Martiens, recueilli et ramené sur Terre à l’âge de vingt ans par la deuxième expédition vers Mars, au début du XXIe siècle.
Physiquement, Valentine Michael Smith était humain. Mentalement, il était martien.
La seule analogie qui convînt pour le définit était celle des enfants-loups, des enfants élevés par des loups. Mais les Martiens n’étaient pas des loups. Leur culture était plus complexe que celle de la Terre.
Le premier problème de Mike : survivre sur la Terre ! Tout lui était agression :
la pesanteur, la pression atmosphérique, et surtout les hommes...
Le second problème fut pour lui de comprendre en quoi et pourquoi les hommes différaient des Martiens et pourquoi ils étaient malheureux...


Mon résumé :
Valentin Michael Smith est né sur Mars lors de la première expédition martienne, et en est le seul survivant quand, vingt ans plus tard, un second vaisseau le retrouve. Elevé par les martiens, celui-ci possède une étrange philosophie dont la portée dépasse notre imagination, mais surtout une très grande naïveté, qui ne l’aidera pas lors de son retour sur Terre ! En passe d’être assailli par les journalistes et truandé par les politiques, quelques personnes décident de le mettre à l’écart et de lui apprendre ce qu’est la vie sur Terre …

Critique :
Ce roman est assez difficilement descriptible, un mélange de SF et de philosophie de comptoir, les deux s’alliant pour critiquer comme il se doit une société américaine caricaturée. La naïveté de Mike face à celle-ci est d’ailleurs un moyen efficace pour stigmatiser politiques comme religieux, ainsi que de nombreux autres aspects de notre société de consommation moderne.
L’un des personnages principaux, auprès duquel Mike va beaucoup apprendre, Jubal Harshaw (qui semble parler au nom de l’auteur), érudit excentrique, misanthrope et à tendance misogyne, anarchiste a ses heures, grand critique et grand causeur charismatique, a des idées qui dérangent, mais certaines qui font réfléchir. En terre étrangère a été la bible du mouvement hippie, et on comprend vite pourquoi.
Le livre a été écrit en deux parties : au début Mike subit les pressions du monde extérieur, il découvre notre monde et on découvre le sien. Dans les dernières parties, il s’intègre à notre société … d’une façon digne de son mentor !

J’ai beaucoup apprécié ce livre, les personnages sont attachants et la façon d’écrire de l’auteur est plaisante. Certaines idées développées sont dérangeantes, mais elles sont là dans ce but, et au final n’enlèvent rien au roman.


Détails pratiques :
Editions :
EDITO-SERVICE, 1974
FRANCE LOISIRS, 2001
LIVRE DE POCHE, 1979
POCKET, 1985
ROBERT LAFFONT, 1970, 1985, 1999
~500 pages
5 à 20€

Critique d'Astromatthieu, membre du Forum Litterat de Bibliothèque
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Lundi 14 avril 2008
La sphère, de Gregory Benford


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Résumé du 4eme de couverture :
Dans son laboratoire de physique à ultra-haute énergie, Alicia Butterworth, une jeune scientifique, procède à une expérience ambitieuse... qui tourne mal. Un accident qui va donner lieu à l'une des plus importantes découvertes de l'histoire de l'humanité. Dans les débris de l'explosion, Alicia retrouve une sphère étrange, de la taille d'un ballon, faite d'une matière inconnue.
J'ai coupé un morceau du quatrième de couverture, révélant trop l'intrigue à mon goût ... la version complète pour ceux qui voudrait la lire est ici
Seul un grand physicien doublé d'un merveilleux conteur — c'est le cas de Gregory Benford, l'auteur du célèbre Paysage du temps — pouvait entraîner le lecteur dans un voyage aussi excitant pour l'esprit, tout en posant des questions de fond sur la destinée humaine et sur l'énigme divine.

Mon résumé :
Une expérience novatrice dans un accélérateur de particules ne se passe pas comme prévu, dans le faisceau se forme quelque chose de complètement inattendu : une sphère, parfaitement lisse, opaque et insondable, faite d’une matière inconnue. Alicia Butterworth, la scientifique à l’origine de l’expérience récupère discrètement cette sphère en vue de l’étudier, chose qui s’annonce déjà difficile, sans compter la rude compétition d’autres laboratoires voulant très rapidement s’approprier cette découverte.
Petit à petit la sphère livrera ses secrets, amenant bien des questions sur nos origines …

Critique :
La sphère est un roman de hard SF, l’histoire se déroulant à notre époque aux Etats-Unis. Le personnage principal du roman est une jeune femme noire, qui devra affronter les difficultés de faire partie d’une (double) minorité au sien d’une communauté scientifique pas toujours très tendre ! Le roman aborde avec une grande fidélité les difficultés que les chercheurs peuvent rencontrer, en particulier la grande compétition entre laboratoires, l’affrontement théoriciens/expérimentateurs, les ennuis avec les associations écologistes, la sécurité, les accidents lors d’expériences …
Si le début du roman est d’un réalisme pur, il tend peu à peu vers le thriller tout en laissant plus de place à l’imaginaire et à la réflexion au fur et à mesure que la sphère livre ses secrets, ce qui donne un livre que j'ai trouvé vivant et agréable à lire Souris

Détails pratiques :
Edition Presses De La Cité
456 pages
13€

Critique d'Astromatthieu, membre du Forum Litterat de Bibliothèque
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Samedi 5 avril 2008
L'Échiquier du mal, de Dan Simmons

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Résumé du 4eme de couverture :
Ils ont le Talent. Ils ont la capacité de pénétrer dans notre esprit pour nous transformer en marionnettes au service de leurs perversions et de leur appétit de pouvoir. Ils tirent les ficelles de l'histoire. Sans eux, le nazisme n'aurait peut-être jamais existé et nombre de flambées de violence, tueries, accidents inexpliqués n'auraient peut-être pas ensanglanté notre époque. Car ils se livrent aussi entre eux une guerre sans merci, selon des règles empruntées à celles des échecs. À qui appartiendra l'omnipotence ? À celui qui saura maîtriser pleinement son Talent. Ce sont des vampires psychiques ...

Mon résumé :
Certains individus possèdent le Talent, celui de prendre le contrôle de n’importe qui, pour leur faire réaliser ce qu’ils veulent, en toute impunité bien sûr ... Alors torture, meurtre deviennent facile pour ces vampires toujours en quête de sensations nouvelles. Et pourquoi pas la recherche du pouvoir à tout prix ? Mais ils seront plusieurs à jouer à ce jeu, chacun étant prêt à sacrifier tous ceux qu’il faudra pour damer le pion aux autres, au cours de cette partie d’échec bien peu commune ...
Au milieu de ça, quelques personnes dépourvues de Talent ont compris qu’il existait de tels monstres, et vont tenter de s’opposer à leurs plans. Mais leurs pouvoirs sont bien maigres face à leurs adversaires, pour lesquels ils ne sont que des pions, comme tant d’autres, ou peut-être même encore plus intéressants que les autres ?

Critique :
Ce roman est absolument affreux et effrayant : on y trouve toutes les subtilités possibles du sadisme et de la cruauté humaine dont se délectent ces « vampires psychiques ». Pour reprendre une phrase de l’auteur (Mes Copsa Mica, Le styx coule à l’envers) : « Je croyais avoir atteint le pire. Je me trompais. Le pire est arrivé à la page suivante. ».
Dans l’ensemble l’histoire se déroule en douceur, mais est ponctuée de violences de plus en plus ignobles et à une échelle toujours croissante. Il m’est arrivé plusieurs fois de vouloir que ça s’arrête enfin après un nouveau carnage ... mais ce livre est aussi affreusement bien écrit, on veut toujours savoir la suite, même après la fin du livre ...
L’auteur ne nous ménage absolument pas, il joue avec le lecteur, et arrive nous faire penser ce qu’il veut de chacun des personnages ... avant parfois de nous faire changer brutalement d’avis, et ça fait vraiment peur dans certains cas !

Ce livre ne laisse pas indifférent, il m'a beaucoup marqué, et il met très mal à l’aide ... à ne pas lire quand on est déprimé !


Détails pratiques :
Éditions Denoël
~1200 pages
~13€

Critique d'Astromatthieu, membre du Forum Litterat de Bibliothèque
Par Webiblio
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Samedi 5 avril 2008
Titan, de Stephen BAXTER
Traduction de Stéphanie RAVEZ


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Résumé du 4eme de couverture :
2004 : les analyses de la sonde Cassini-Huygens sur la composition de la surface de Titan, l'une des lunes satellites de Saturne, révèlent que toutes les conditions atmosphériques et chimiques permettant l'existence d'une vie organique y sont rassemblées.
Motivée par les spectaculaires découvertes qui pourraient en découler, une équipe de la NASA met au point le projet d'un vol habité vers ce lieu potentiel d'existence extraterrestre. Pendant plusieurs années, ces astronautes, ingénieurs et scientifiques vont se heurter aux volontés contraires de l'armée, s'opposer aux coupes budgétaires stratégiques d'une bureaucratie frileuse et lutter contre le reniement par le gouvernement des ambitions spatiales du passé, pour imposer le lancement d'une mission vers Titan. Mission qui, au-delà des temps et des dimensions, les conduira aux limites du savoir humain...
Après Voyage, Stephen Baxter poursuit son entreprise de réécriture des grandes aventures spatiales américaines de notre temps. A partir d'un événement concret (l'arrivée — réelle — de la sonde en 2004), il imagine ce que pourraient être aujourd'hui l'élaboration et la mise en application d'un projet spatial de la NASA de grande ampleur et aux formidables enjeux.

Mon résumé :
Dès l’arrivée de la sonde Huygens sur le satellite Titan en 2004, les découvertes incitent les scientifiques à y organiser une expédition habitée. Mais dans une Amérique qui se désintéresse des programmes spatiaux (surtout après de récents évènements), qui essaye de faire face à la montée de la Chine et de gérer les conflits avec cette nouvelle puissance, où la population se tourne de plus en plus vers le virtuel et le fondamentalisme religieux … la tâche est rude. C’est seulement grâce à quelques passionnés que le voyage sera possible.
Voyage qui s’avèrera difficile, outre les dangers de vivre dans l’espace, l’équipage devra arriver se supporter pendant de longues années malgré la vie en espace confiné. Et pendant ce temps sur la Terre, les relations internationales deviennent de plus en plus tendues …

Critique :
Titan est un roman de hard SF, d’anticipation, dans lequel tout est vraisemblable à très court terme (l’auteur a quasiment inventé second-life des années à l’avance, et le « récent évènement » dont je parle dans mon résumé a eu lieu alors même que j’étais en train de lire le livre …). Le style d’écriture en lui-même n’est pas extraordinaire mais, certains aimeront, d’autres moins, tout est logique et une part non négligeable du livre repose sur la science et la technique : les lancements de fusées, navettes après tests et modifications prennent une certaine place au début (la formation en aéronautique de l'auteur ne passe pas inaperçue ^^). La vie dans l’espace est également bien abordée tout au long du roman.
Chose également assez classique dans ce type de romans et que j’apprécie, la psychologie des personnages et leur évolution est largement mise en valeur, et dans l’ensemble bien pensée : on croirait lire l’histoire d’un véritable voyage vers Titan, durant lequel tout est loin d'être rose ...
Une chose que je regrette cependant (mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde) : le dernier chapitre est complètement imaginaire. Je n'ai rien contre ça - loin de là - mais ce chapitre se trouve en décalage avec tout le reste du livre, ce qui me laisse une impression assez bizarre (comme tous les autres livres de Stephen Baxter, dans lesquels le dernier chapitre détonne complétement par rapport au reste)

Détails pratiques :
Edition J'AI LU
700 pages
8,93€

Critique d'Astromatthieu, membre du forum Litterat de Bibliothèque
Par Webiblio
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