Résumé de 4e de couverture : Des milliers d’années avant le Seigneur des Anneaux, le Terre du Milieux est en proie aux luttes contre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes,
alliés aux Hommes. C’est contre Tùrin et Niënor, les enfants de Hùrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignants à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros
qui a osé le défier.
Les Enfants de Hùrin, œuvre entreprise par Tolkien au cours de la première guerre mondiale, s’adresse aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l’histoire
de Tùrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre ; trompé par le destin, il lutte de manière spectaculairement tragique contre Morgoth, nous faisant
découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.
Mon résumé et ma critique : Dès la première ligne, on reconnaît le style bien propre à Tolkien : des milliers de personnages, de noms, des sonorités comme on
a pas l’habitude… Mais comme les autres livres, dès la première page achevée, on se retrouve dans cet univers magique, fantastique, dément, transporté dans un monde où tout est à la fois possible
et prédestiné, comme le découvriera Tùrin. On feuillette un peu les appendices, on jette un coup d’œil à la carte, on suit les arbres généalogiques, on s’émerveille devant cet univers crée de toute
pièce. Oui, j’aime l’oeuvre de Tolkien, et même si des fois on se dit que Tùrin « les collectionnent » ( les malheurs, bien sûr ^^ ), que l’on se dit que, chapitres après chapitres, on assiste à
une liste de course de catastrophes, à des amitiés compatissantes qui se nouent et se dénouent, on lit, on lit, on lit, et on referme le livre en se disant « quoi, déjà finit ? »
Extrait : « Or Tùrin s’aperçut que l’amitié de Gwindor se refroidissait à son égard ; et il s’étonna également de voir que si au début, la douleur et
l’horreur d’Angband avait paru s’estomper dans son cœur, voilà que semblaient s’insinuer en lui de nouveau le chagrin et la détresse. Et il pensa que, peut-être, Gwindor s’affligeait de ce que
Tùrin s’opposait à ses avis, et que ce soit sa voix qui l’ai emporté ; et il regrettait qu’il en soit ainsi. Car il aimait Gwindor comme celui qui l’avait guidé et secouru, et il était plein de
compassion pour lui. Mais à la même époque, le rayonnement de Finduilas également se ternit, son pas s’alanguit et son visage se fit grave, et elle devint de plus en plus pâle et mince ; et Tùrin,
l’observant, soupçonna que les paroles de Gwindor avait pu semer en elle la crainte de ce qui pouvait advenir. »
Traduction en langue française : 2008 traduction de Delphine MARTIN
Pour un public : plutôt ado/adulte et bon lecteur ! Tolkien, quoi !
Edition : Christian Bourgeois Editeur ( 25€ )
Note : 8/10`